Résultats de l'étude ODOXA pour la Fondation pour la Recherche sur les AVC

35 % des Français confrontés à un AVC  n’auraient pas le bon réflexe d’appeler le 15.

Principaux enseignements du sondage

  • 1/3 des français, confrontés à un AVC (soit eux-mêmes, soit un de leur proche)
  • Encore 25 % des français pensent que l’AVC ne concerne que les personnes âgées
  • 75 % des français ne savent pas que l‘AVC est la 1ère cause de mortalité chez la Femme
  • 18 % des français pensent que l’AVC concerne le cœur et non le cerveau
  • 45% des personnes ayant été victimes d’un AVC conseilleraient d’éviter d’en parler dans sa sphère professionnelle

 

SYNTHESE DETAILLEE

1. Un tiers des Français ont déjà été confrontés à un AVC (eux-mêmes ou un proche) et 96% ont une idée de ce qu’est un AVC

Pour de très nombreux Français, l’accident vasculaire cérébral est une réalité : au moment où nous réalisons le sondage, plus du tiers d’entre eux (34 %) en ont été eux-mêmes victimes (3 %) ou confrontés via l’un de leurs proches (34 %). Une proportion massive confirmée par les statistiques : 1 personne sur 6 sera victime dans sa vie d’un AVC.

La contraction « AVC » est connue, les Français, quel que soit leur âge, nous affirment quasiment tous qu’ils savent ce qu’est un AVC : 96 % d’entre eux en ont « une idée » dont 64 % « une idée précise » (et parmi ceux-là 73 % des personnes touchées directement ou indirectement).

2. Pourtant des idées fausses circulent encore sur les AVC et 35 % des Français confrontés à un AVC auraient un mauvais réflexe : ils n’appelleraient pas le 15

Reste donc une partie non négligeable de la population qui, soit, n’a aucune idée de ce qu’est un AVC (4%), soit, en a une idée vague (32%). Par ailleurs notre sondage montre qu’entre 1 Français sur 5 et un Français sur 3 se font en réalité des idées fausses sur l’AVC :

Ainsi, si 82 % savent bien que l’AVC est situé au niveau du cerveau, 18% le situent au niveau du cœur, le confondant avec l’infarctus.

Une part plus importante encore de la population (35%) n’aurait pas la réaction appropriée en cas d’AVC : 24% des Français appelleraient les pompiers, 10% iraient aux urgences, 1% attendraient de voir si les symptômes persistent. 65% auraient en revanche le bon réflexe en appelant le 15. En effet, si certains signes de l’AVC se manifestent : paralysie, troubles visuels, perte d’une fonction motrice, difficulté à parler… il faut faire très vite, l’AVC est un cas d’urgence absolue : la vie de la personne concernée peut se trouver en danger et une prise en charge rapide permet de limiter les séquelles.

 

3. Une partie importante de la population sous-estime la prévalence de l’AVC

Pour réagir promptement, il faut aussi savoir que si l’AVC menace avant tout les personnes âgées de plus de 65 ans, il peut toucher toutes les catégories d’âge, y compris les enfants. Or, 23% des Français estiment qu’un enfant ne peut en être victime et 2% croient que seules les personnes âgées peuvent être touchées. 

Par ailleurs l’AVC est la première cause de mortalité chez la femme (3e cause chez l’homme), alors que plus de la moitié des Français (52%) pensent, à tort, que c’est le cancer du sein, sans doute parce que les campagnes de prévention les ont marqués. L’AVC n’arrive qu’en deuxième position, très loin derrière avec 23% de citations et à peine plus chez la femme (25%).

4. 2 Français sur 10 conseilleraient à un proche d’éviter de parler de son AVC dans sa sphère professionnelle. Ce chiffre monte à 45% chez les personnes ayant, elle-même, été victimes d’un AVC

En France, environ 750 000 personnes ont survécu à un AVC. Peu de personnalités communiquent sur « l’après AVC » et des préjugés existent sur la réintégration dans le monde professionnel des personnes ayant été victimes d’un AVC. D’ailleurs, plus de deux Français sur 10 conseilleraient à un proche victime d’un AVC d’éviter d’en parler dans sa sphère professionnelle. Malheureusement, les personnes qui elles-mêmes ont été victimes d’un AVC ne sont pas moins nombreuses à le penser : 45% d’entre elles déconseilleraient à un proche de s’en ouvrir.

En conclusion, malgré un plan National AVC (2011-2014) et des campagnes d’information menées sur le terrain au moment de la Journée Européenne et de la Journée Mondiale encore une importante méconnaissance de la pathologie.

L’AVC demeure un fléau et un sujet tabou pour les malades vis-à-vis de l’extérieur (famille, proches, sphère professionnelle) car souvent associé à des séquelles au niveau cognitif. La capacité de prise de décision et le jugement des victimes sont souvent remis en question après un AVC.

Pourtant, Au cours des dernières décennies, des progrès thérapeutiques considérables ont été réalisés, que ce soit pour traiter l’infarctus cérébral (ex : thrombolyse, thrombectomie), le prévenir ou prévenir les récidives (Fermeture du Foramen Ovale Perméable) mais il reste encore beaucoup à faire et de très nombreux projets de recherche extrêmement innovants et porteur d’espoirs attendent d’être financés.

Si les financements de projets s’accélèrent, les résultats et les bénéfices patients arriveront vite !

Face à ces enjeux majeurs, il n’est d’autre choix que de développer la recherche, actuellement sous-financée, sur la prévention, les traitements de cette maladie et la récupération. La Fondation pour la Recherche sur les AVC, 1ère et unique fondation en France dédiée exclusivement à la recherche sur cette maladie a précisément pour objectif d’accélérer la recherche sur cette maladie en aidant financièrement les meilleures équipes de recherche françaises à réaliser leurs projets de recherche les plus innovants et prometteurs. La Fondation lutte sur tous les fronts de l’AVC.

En 2 ans et 2 Appels à Projets, la fondation a déjà financé 8 projets de recherche pour près de 1 millions d’euros

Découvrez les réactions du Professeur Jean-Louis Mas à ces résultats.