Quand y penser ?

Quand y penser ?

Les manifestations cliniques des AVC sont extrêmement diverses, car elles dépendent du siège de l’infarctus ou de l’hémorragie, chaque partie du cerveau étant plus particulièrement spécialisée dans certaines fonctions, comme le mouvement, la sensibilité, le langage ou la vision. Cependant, certains signes très fréquents doivent donner l’alerte. Ce sont ces signes qui sont mis en avant dans les campagnes d’information de la population :

Que faire ?

  • Face à de tels symptômes, il faut réagir immédiatement et appeler les secours en composant le 15, comme pour une douleur thoracique faisant suspecter un infarctus du myocarde. Le médecin régulateur du SAMU organisera le  transfert dans un UNV, si la suspicion d’AVC est confirmée.
  • Il faut surtout éviter de céder à la tendance naturelle qui consiste à minimiser les symptômes, à leur trouver une explication rassurante et à attendre dans l’espoir que tout va rentrer dans l’ordre rapidement.
  • Il vaut mieux appeler à tort que trop tard.

Et si les symptômes régressent rapidement ?

  • La régression des signes en quelques minutes ne doit en aucun cas rassurer. Ces déficits neurologiques soudains régressant rapidement portent le nom d’accident ischémique transitoire (AIT).
  • L’AIT est en fait un excellent signe avant-coureur d’infarctus cérébral, dont le risque est particulièrement élevé dans les heures et les jours qui suivent.
  • L’AIT est donc une circonstance privilégiée permettant de mettre en œuvre une prévention de l’infarctus cérébral, car il existe des traitements médicaux ou chirurgicaux susceptibles de s’opposer à cette évolution. Encore faut-il être conscient de la signification de tels symptômes transitoires et réagir comme pour une suspicion d’AVC et appeler le 15.